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 La musique grecque

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Icare
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MessageSujet: La musique grecque   Dim 21 Déc - 8:51

Son histoire (source Wikipédia)

Le terme musique grecque recouvre des styles divers, dont l'histoire et les influences diffèrent selon les régions et les genres musicaux qui sont apparus en Grèce. Elle puise à la fois dans des éléments autochtones et dans son histoire partagée avec différents occupants (Italiens, Perses, contacts avec les peuples des empires byzantin et ottoman). Elle est évidemment reliée à la musique de la Grèce antique°°, mais d'une manière diffuse. De même, la musique byzantine, sacrée et monodique, de l'Église orthodoxe a une histoire vieille de plusieurs siècles.

Il existait une musique savante propre, la musique de cour de l'empire byzantin. L'empereur et érudit Constantin VII Porphyrogénète en donne une description dans ses ouvrages. Peu de manuscrits ont été retrouvés après le sac de Constantinople (1453) mais on en connaît les instruments et les racines de cette musique puisent en partie dans la théorie musicale de l'antiquité dont s'est également inspirée la musique savante orientale, et notamment Al-Farabi. L'on retrouve des musiciens grecs héritiers de cette tradition, dans la musique savante orientale qui se jouait à Constantinople les siècles suivants. Cette tradition est peu connue car elle demeura dans l'ombre, à la fois, de la musique byzantine vocale et de la musique savante orientale (musique savante dite "ottomane" qui mêle les influences byzantine, arabe et persane et que les écrivains nationalistes turcs des années 1930 voulaient voire interdire comme non turque). Récemment l'Orchestre byzantin d'Athènes a tenté de faire connaître à nouveau la musique byzantine profane qui reste modale et monodique, n'ayant pas connu l'évolution de la musique occidentale. La musique profane savante byzantine utilise les mêmes huit modes que la musique ecclésiastique.

Les grecs ont principalement développé leur musique folklorique tout en héritant récemment de la musique occidentale, classique ou actuelle.

La musique folklorique et rurale appelée dhimotiko traghoudhi peut être divisée en deux catégories :
__les chants akritiques, datant du IXe au Xe siècle relatant la geste des Akrites,
__les chants klephtiques, datant du XVe au XIXe siècle, longues ballades ornementée et jouée en rubato relatant la vie quotidienne des Grecs héroïques : moisson, mariage… On y retrouve aussi des accents proches des Balkans et de la musique sacrée orthodoxe. La clarinette remplace parfois la voix.

La musique populaire, laiko traghoudhi, désigne toutes les créations citadines après la guerre d'indépendance de 1821. Dans un sens plus restreint le terme peut aussi désigner une forme de rebetiko occidentalisé populaire à partir des années 1950, ou l'ensemble de la musique "pop" moderne grecque (le terme étant notamment utilisé par les disquaires et l'industrie musicale).

Les nissiotika désignent les chants des îles de la mer Égée (Cyclades, Sporades, Dodécanèse, Golfe Saronique). Les rythmes occidentaux y jouent un rôle important ainsi que le violon et le laouto.

Les îles ioniennes, sous influence italienne plus marquée, ont quant à elles développé leur style propre.

Les musiques sont soit diatoniques soit chromatiques, monophoniques et modales, et jouées sur une échelle plutôt naturelle que tempérée, à part dans l'Épire et à Karpathos. Les dromoi, utilisés par exemple dans le rebetiko et certains de ses dérivés, sont des modes désignés sous des vocables turcs tel Hijaz, Hijazkiar, Houseini, Huzam, Kartzigar, Kurdi, Neveseri, Nihavent, Piraeus, Rast, Sabah, Segah, Susinak, Tabahaniotikos, Tsiganikos, Usak, etc.

La musique grecque est presque indissociable de beaucoup de styles de danses : sirtaki, kalamatianos, pentozali, tsamikos, zeimbekiko, dachas, soustas… D'autres styles instrumentaux incluent : pidichtá kastriná, taximia, kathistiká.

Bien des musiciens sont autodidactes et luthiers aussi. Ils jouent souvent en paires (ziyia) complémentaires selon leurs instruments : lyra et dachares, violi et laouto, zourna et daouli.


°°Pour en apprendre sur la Musique Grecque Antique, cliquer ici


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Icare
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MessageSujet: Re: La musique grecque   Dim 21 Déc - 9:02

Les origines du rebetiko:

Le Rébétiko est né dans les tékés (un mot grec désignant les fumeries de haschish) et les prisons des principales villes grecques au début du XXe siècle. La musique était de tradition orale, où l'art de l'improvisation occupe une place importante.

Les textes traitent de la vie d'une sous-culture urbaine, dont les normes étaient en dehors du courant majeur de la société. Les Rébètes se méfiaient de toute autorité, et leur musique était le moyen d'exprimer leur créativité et leur indépendance.

Comme les premiers blues, les chansons Rébétiko des années 30 et 40 ont un certain sens de spontanéité, ce qui les rend encore jeunes après les avoir écoutées indéfiniment, et en dépit des nombreuses années depuis leur enregistrement. Elles ont aussi le pouvoir de transporter, exciter, inspirer et impliquer l'auditeur.

Beaucoup de ces chansons étaient interdites en Grèce, principalement à cause de leurs positions anti-autoritaristes et non-conformistes. La police, dirigée par le chef Baraktaris, a détruit les fumeries, brisé les instruments, arrêté, harcelé et attaqué les Rébètes.

Les gens qui formaient cette sous-culture utilisaient l'argot et s'habillaient de manière extravagante - presque comme la culture Jazz/Blues de Harlem des années 20 et 30. Bien qu'ils subirent les harcèlements et la répression, les Rébètes ne se soumirent jamais, et ne perdirent pas leur identité et leur sens de l'humour.


Par Wikipédia:

Le rebétiko est un terme qui, bien qu'il semble désigner un « genre musical », regroupe en réalité une multitude de formes musicales différentes, des rébétika d'Istanbul du début du XXe siècle aux chansons « laïka » de Vassilis Tsitsanis dans les années 1950.

Musiques rhizomatiques, empruntant à l'héritage musical d'Istanbul et de Smyrne, des îles grecques et des musiques continentales, puis s'alimentant tout à la fois des musiques indiennes et latino-américaines, les rébétika ont connu un développement foisonnant tout au long du XXe siècle.

Le développement des rébétika au port du Pirée, dans la banlieue pauvre et désaffectée d'Athènes, fut la conséquence de la rencontre, dans les années 1920, des réfugiés d'Asie mineure et des émigrés de la Grèce des îles et du continent venant chercher à Athènes une vie meilleure que celle des campagnes. L'orientalité des uns et la pauvreté des autres ont vite fait de les exclure en marge des mœurs grecques du continent comme de la « bonne société » se dirigeant vers le modèle d'un « Occident imaginé ». Bientôt apparaissent des chansons faisant l'apologie du mode de vie « rébet », basé sur l'honneur, un mélange de bonté de cœur et de malice qui fait tout le personnage du « mangas », là où le marginal s'érige en modèle. Les chansons de hashisch se développent pour provoquer bientôt un débat éthique au retentissement national. Sous la dictature de Métaxas (années 1930), certains rébétika sont interdits de diffusion à la radio, les rébets sont victimes de persécution et les tékkés où l'on pouvait jouer et fumer le narguilé sont victimes de razzias. Le statut national du rébétiko se joue alors dans un dialogue entre personnages de l'élite culturelle grecque par articles de journaux interposés. Dans cette discussion historique sur le rébétiko se joue la question douloureuse de la politique culturelle d'une Grèce qui se dirige vers un modèle occidental considéré comme raisonnable et raisonné en refoulant une orientalité dénigrée.

C'est le cours historique du rébétiko qui résout ce conflit idéologique, puisque dans les années 1950 se joue le devenir-majoritaire du rébétiko. En effet, de musique mineure, le rébétiko devient musique majeure lorsque Tsitsanis sortit son bouzouki non plus dans les tékkés du Pirée, mais dans les tavernes cossues d'Athènes. Doucement, le rébétiko se fait « laïko », à mesure qu'il se fait domestiquer, qu'il abandonne les apologies du haschisch et de l'alcool, de la plus-que-peine et de la vanité pour le thème prépondérant de l'amour et de la douleur de la séparation.

« Pour moi, c'est d'abord cela, le rebetiko : une atmosphère autant qu'un chant, des visages silencieux et marqués autant que des danses ou des cris, des odeurs mêlées de vin résiné, d'ouzo, de sciure fraîche sous les tables, de mégots refroidis » (L’Été grec, Jacques Lacarrière, 1976)

Les danses associées sont principalement le zeimbekiko, le hasapiko (en), mais aussi le tsifteteli et le karsilamas
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MessageSujet: Re: La musique grecque   Dim 21 Déc - 9:46

J'ai toujours été très sensible à la musique grecque et à ses nombreux compositeurs et musiciens de talents, peu importe d'ailleurs qu'ils exercent leur art dans le domaine savant ou populaire ou les deux; Mikis Theodorakis, Manos Hadjidakis, Stavros Xarhakos, Nikos Mamangakis, Nikos Kypourgos, Heleni Karaindrou, Yannis Markopoulos, Savina Yannatou que je vais réécouter aujourd'hui-même, Mimis Plessas, Stamatis Spanoudakis et aussi l'excellent clarinettiste Vassilis Saleas...Je ne vais évidemment pas tous les citer mais disons que ces noms dessinent une belle partie du paysage musical grec. Il y a chez ces musiciens des thèmes mélodiques, des danses et des chansons qui me font fondre. Ce matin, j'ai écouté un très beau disque qui regroupe des chansons de Manos Hadjidakis, Mikis Theodorakis, Stavros Xarhakos et Vassilis Tsitsanis. Toutes ces chansons sont interprétées par la magnifique Agnes Baltsa, le "Athens Experimental Orchestra" sous la direction de Stavros Xarhakos qui en a peut-être aussi réalisé les arrangements et avec Kostas Papadopoulos au bouzouki solo. Plusieurs de ces chansons sont vraiment belles mais deux seulement me mettent à chaque écoute la larme à l'oeil; Oniro pedion tis gitomias - Rêve des enfants de quartier, paroles et musique de Manos Hadjidakis et Varkarolla - Barcarolle, paroles de Vangelis Goufas et musique de Stavros Xarhakos. Ces deux chansons sont des chefs d'oeuvre du genre. Un compositeur comme Mikis Theodorakis en a écrit quelques-unes de fabuleuses mais j'y reviendrai ultérieurement.


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MessageSujet: Vassilis Tsitsanis   Dim 21 Déc - 10:08

Vassilis TSITSANIS - Eléments biographiques:

Vassilis Tsitsanis était un auteur-compositeur et joueur de bouzouki grec, né le 18 janvier 1915 et décédé le 18 janvier 1984, le jour de son 69ème anniversaire. Il est devenu l'un des principaux compositeurs grecs de son temps et est largement considéré comme l'un des fondateurs du Rebetiko moderne. Tsitsanis a écrit plus de 500 chansons et reste encore dans la mémoire collective grecque comme ayant  été un joueur exceptionnel de bouzouki. Il est né à Trikala . Dès son jeune âge, Tsitsanis était intéressé par la musique et apprend à jouer du bouzouki , du violon et  de la mandoline qui devinrent le pilier instrumental d'un grand nombre de ses chansons. En 1936, il se rendit à Athènes pour étudier la loi, et en 1937 fit son premier enregistrement musical.

En 1937, il s'installa à Thessalonique où il effectua son service militaire: il y resta environ une dizaine d'années, pendant l'occupation allemande de la Grèce. A partir de là, il devint célèbre et écrivit plusieurs de ses meilleures chansons qui furent enregistrées plus tard, après la fin de la guerre . Avant la fermeture des maisons de disques par les Forces d'occupation allemandes en 1941, il avait déjà enregistré environ une centaine de ses propres chansons et joué sur de nombreux enregistrements d'autres compositeurs. En 1946, Tsitsanis retourna à Athènes et commença à enregistrer beaucoup de ses propres compositions qui participèrent à rendre célèbre de nombreux chanteurs qui travaillaient avec lui, comme Sotiria Bellou, Marika Ninou et Prodromos Tsaousakis.

Vassilis Tsitsanis était un ami proche d'Andreas Papandreou , Premier ministre du pays. Il est mort à l' hôpital Royal Brompton à Londres suite à une opération du poumon, sur son soixante-neuvième anniversaire. Il a été pleuré à travers la Grèce où sa musique est toujours appréciée à ce jour. Il est considéré comme une légende du rebetiko.


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MessageSujet: Re: La musique grecque   Dim 21 Déc - 10:27

Le bouzouki est un instrument emblématique de la musique populaire grecque depuis environ la seconde moitié du vingtième siècle et on peut regretter (ou non?) d'ailleurs une trop rare incursion dans le domaine de la musique savante...J'aurais bien aimé un concerto en son honneur écrit par un Mikis Theodorakis ou un Nikos Mamangakis, un concerto qui serait, par exemple, écrit spécialement pour Kostas Papadopoulos, un des meilleurs représentants grecs de ce magnifique instrument. Le temps de trouver quelques éléments biographiques le concernant, voici un aperçu de son art:

https://www.youtube.com/watch?v=yL3VGXns4aQ&spfreload=10

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MessageSujet: Savina Yannatou   Dim 21 Déc - 14:34

Savina YANNATOU - Eléments biographiques:

Savina Yannatou est une célèbre chanteuse grecque née le 16 Mars 1959 à Athènes. Après avoir pris  des leçons de guitare classique et tout en ayant participé à un choeur d'enfants dirigé par Yannis Nousias pendant quelques années, elle a étudié le chant avec Gogo Georgilopoulou et Spiros Sakkas à Athènes , et, plus tard, a assisté aux études de troisième cycle à la "Guildhall School of Music and Drame" de Londres . En 1979, elle a commencé à travailler comme professionnelle et, deux ans plus tard, a participé à l'enregistrement de l'album acclamé par la critique "Lilipoupolis ici". Par la suite, sa carrière a décollé et a depuis sorti de nombreux albums, en collaboration avec de nombreux compositeurs grecs. Au milieu des années 1990, elle s'associe avec "Select Jazz / musiciens traditionnels", formant une bande connue sous le nom "Primavera en Salonico" qui a commencé par interpréter "Séfarade" et "Chansons méditerranéennes, mais, assez rapidement, elle étend son art à la musique de diverses régions du monde. Peu à peu, elle étend ses techniques vocales afin d'inclure le chant de gorge , la glossolalie, les youyous, etc...

En outre, son répertoire se compose principalement de la musique grecque , même si elle a été un membre fondateur d'un ensemble de musique ancienne "Εργαστήρι Παλιάς Μουσικής", et a toujours fait preuve d'un vif intérêt dans l'exploration du free jazz et de procédés avant-gardistes. Ces explorations l'ont conduite sur des chemins peu empruntés, lui permettant ainsi des collaborations et des sessions avec des musiciens internationaux tels que Barry Guy , Peter Kowald , Floros Floridis, Günther Pitscheider, Gerald Preinfalk de la bande BPM , Ken Vandermark , Sussan Deyhim , Damo Suzuki du krautrock groupe Can , et Kiya Tabassian de l'Ensemble Constantinople.

Yannatou est aussi un auteur-compositeur ("Rêves de la sirène. Est-roi Alexander vivant?", "Rosa das Rosas", "Musique des Chambres»), ainsi que compositeur pour le théâtre, la danse-théâtre et de l'art vidéo . Elle participe occasionnellement dans certains ateliers à l'enseignement sur les improvisations vocales au bénéfice d'acteurs et musiciens. Son site se trouve
ici

Je viens d'écouter onze chansons tirées de son album Terra Nostra avec son groupe de musiciens Primavera en Salonica. Son style semble s'éloigner de ce que je connaissais habituellement de la chanson grecque et m'a fait même penser par endroits à une artiste qui s'en éloigne et a une très belle voix comme la sienne, je pensais notamment à Loreena McKennith...Si la voix de Savina Yannatou y fait souvent merveille, les musiciens s'y donnent aussi à coeur-joie: le Primavera en Salonica se constitue de Lefteris Ahgouridakis à la percussion, Yannis Alexandris jouant de l'oud, de la guitare et du tambourin, Kostas Vomvolos jouant du kanone, de l'accordéon, du caliba et du tambourin, Kyriakos Gouventas au violon, Haris Lambrakis au ney, Michalis Siganidis à la contrebasse, puis Antonis Maratos à la percussion et Tassos Misyrlis au violoncelle. Il y a une belle dynamique de jeu entre les musiciens et autour de la chanteuse, frisant des moments plus expérimentaux et même virtuoses comme sur Balio Sardo ou Yiallah Tnem Rima. Dans le premier extrait cité, Savina Yannatou utilise sa voix de manière très particulière, correspondant peut-être à une des techniques mentionnées dans sa biographie.

Un extrait:

https://www.youtube.com/watch?v=QPSlpQTQQmg



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Icare
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MessageSujet: Re: La musique grecque   Dim 21 Déc - 16:57

Petite parenthèse d'explication sur les fameux youyous et les glossolalies mentionnés dans la biographie de Savina Yannatou : (Wikipedia)

Youyous:

Les youyous (ou you-you ou you you) sont de longs cris aigus et modulés, que poussent les femmes d'Afrique du nord et par extension le Moyen-Orient et de certains pays d'Afrique subsaharienne pour manifester une émotion collective lors de rassemblements  : généralement la joie (dans les mariages et autres festivités, notamment pour accompagner la danse orientale), mais aussi le deuil. Ils sont désignés ainsi par onomatopée (ils ont d'ailleurs par le passé été orthographiés(?) « ouloulou », « olouloulou », « lou lou lou », ou encore « yiheyi »). En arabe maghrébin, les youyous sont appelés « zagharit » (transcrit aussi « zaghareet »). Chez La plupart des Amazighs (Berbères), on appelle cela « tighratin », « tsliliw » ou bien « ilewlawen ». Il existe plusieurs types de youyous, spécifiques de régions, voire de pays donnés.

Glossolalie:

La glossolalie (du grec ancien γλῶσσα / glỗssa, « langue » et λαλέω / laléô, « parler ») est le fait de parler ou de prier à haute voix dans une langue étrangère (xénolalie) et inconnue de la personne qui parle, ou dans une suite de syllabes incompréhensibles mais revêtant l'aspect d'une langue véritable. Des phénomènes de glossolalie ont été rapportés entre autres dans le christianisme, le chamanisme et le spiritisme. Pour les chrétiens, la glossolalie correspond au « parler en langues », phénomène décrit dans les Actes des Apôtres (II, 6 sq.). Il s'agit parfois de la « langue des anges » (glossolalie vraie). Saint Paul insiste sur l'interprétation des langues dans la première épître aux Corinthiens.

Du point de vue médical, la glossolalie est un trouble du langage qui se manifeste chez certains patients souffrant de maladies mentales. Elle consiste à prononcer des mots inventés ou à modifier des mots existants.
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laudec

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MessageSujet: Re: La musique grecque   Dim 21 Déc - 17:24

Très intéressant tout cela et j'adore le bouzouki et l'extrait présenté, tellement palpitant, plein de vie !
Je continue mon exploration de ce monde musical avec les compositeurs dont tu parles, quelques délicieux moments à passer bien au chaud, loin de toute l'effervescence des préparatifs des fêtes
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Icare
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MessageSujet: Antonis Apergis   Dim 21 Déc - 17:55

Merci Laudec car tu m'encourages à continuer... Very Happy

Antonis Apergis - Courte biographie:

Antonis Apergis est né en 1963 à Nikea, Pirée, Grèce. Il a commencé à jouer de la guitare classique avant de commencer l'école, et a continué à prendre des leçons avec Alekos Bouras au Conservatoire National, mais c'est seulement à l'âge de 20 qu'il apprit les techniques du oud. Son premier enregistrement comme joueur d'oud solo s'intitule 'Outi" et vit le jour en collaboration de Haig Yazdjian. Il réalisa plus tard plusieurs albums mettant en vedette  d'autres voix et instruments, notamment Forth Wings and Fly en collaboration de Kostas Pavlidis. Il est aussi connu pour son utilisation novatrice de la guitare fretless. Apergis a collaboré avec un grand nombre des plus éminents chanteurs et musiciens de la Grèce, ainsi que des musiciens arabes, le "Ashkabad Ensemble" du Turkménistan et avec le groupe de salsa "Tierra Negra". Il a également enseigné dans de nombreuses écoles de musique en Grèce.

Le seul album que je connais d'Antonis Apergis s'intitule Forth Wings and Fly en collaboration de Kostas Pavlidis pour le chant. On y rencontre plusieurs instruments plus ou moins connus, la lyre, le hautbois, le violon, le ney, l'oud, la zourna, le kanonaki, la guitare, la basse, le baglama et le bouzouki joués par un certain Vassilis Papadopoulos, peut-être le frère de Kostas...?...Apergis joue d'ailleurs de plusieurs instruments, joue de la guitare, de la basse, du ney, du kanonaki, du oud, de la zourna, en véritable multi-instrumentiste. Je vais réécouter cet album ce soir, probablement.

Le moment musical:

https://www.youtube.com/watch?v=ooMGxrXGs_w&spfreload=10



Cette vidéo est vraiment superbe en entier et surtout écouter le morceau après les applaudissements qui met en valeur des instruments rares ainsi qu'un superbe duo entre l'accordéon et le violoncelle. Il faudrait que je présente ce musicien à mon fils en second qui adore la guitare électrique parce que je pense qu'il aimerait et que ça lui permettrait peut-être, émotionnellement, d'embrasser un autre univers que le rock. Very Happy


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joachim
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MessageSujet: Re: La musique grecque   Dim 21 Déc - 19:26

Même en traduisant le grec par google, je n'ai pas compris si ce qu'on entend c'est une oeuvre d'Apergis, ou bien si c'est une compilation de musiques populaires (je pense que c'est plutôt ça), et qu'Apergis est celui qu'on voit sur une sorte de guitare au début ?  39 minutes, c'est un peu long pour moi, alors je suis ensuite passé à 32 minutes, après les applaudissements que tu suggérais, et effectivement c'est une belle musique que je te remercie de nous faire découvrir Mains

Pour ton fils, je ne sais pas s'il appréciera l'accordéon, car, hélas, les jeunes d'aujourd'hui en ont horreur, même si ce n'est pas du bal-musette Laughing

Il y a un fil sur Georges Aperghis, mais né en 1945, donc ce n'est pas le même, ni même son fils puisque ce n'est pas le même orthographe
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Icare
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MessageSujet: Re: La musique grecque   Dim 21 Déc - 20:27

Non, ce n'est pas la petite partie que tu as écoutée qui plaira à mon fils puisque Antonis Apergis a laissé tomber la guitare électrique pour un petit instrument à percussion. C'est toute la partie avant les applaudissements où Apergis joue de deux sortes de guitares électriques, notamment un passage purement instrumental et plus langoureux que les autres, magnifique celui-là. Sinon, je pense qu'il s'agit de morceaux pas forcément composés par Apergis mais arrangés par lui. Aucune parenté avec celui qui porte un H dans son nom.Wink
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Icare
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MessageSujet: Re: La musique grecque   Dim 21 Déc - 22:24


En revanche, concernant l'album que je viens de réécouter, Forth Wings and Fly, Antonis Apergis est crédité à la fois pour la musique et les paroles. J'aime beaucoup le timbre de voix de l'interprète Kostas Pavlidis. Si le disque, constitué de 13 titres dont un instrumental, est beau dans son ensemble, deux chansons me font fondre à chaque nouvelle écoute; la première qui porte le titre de l'album, (en grec: Vgale ftera kai Peta) et la quatrième I agapi sou i pediki - Your childish love, deux mélodies magnifiques. Il y a cependant un autre titre que j'aime beaucoup et qui sort du lot à mes oreilles; il s'agit du tout dernier, purement instrumental, Epistrofi - Return. Il s'en détache quelque chose de beau, d'original et poétique.

L'un des titres qui me fait fondre: Pavlidis chante Apergis:

https://www.youtube.com/watch?v=ybZ90Y-uWVs&spfreload=10



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autoweb



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MessageSujet: Re: La musique grecque   Dim 28 Déc - 21:00

Merci d'ouvrir ce topic pour nous faire savoir ce genre de musique
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Bel Canto
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MessageSujet: Angélique Ionatos   Lun 29 Déc - 10:27



Angelikí Ionátou (en grec moderne : Αγγελική Ιονάτου), connue en France sous le nom Angélique Ionatos, est une compositrice et chanteuse grecque, née à Athènes en 1954.

En 1969, elle quitte son pays pour s'installer en Belgique, puis en France. En 1970, elle enregistre son premier disque en français, avec la collaboration de son frère Photis ; ce 33 tours, intitulé Résurrection, est couronné par le prix de l'Académie Charles-Cros.

En 1977, Angélique Ionatos éprouve la nécessité de revenir à la langue grecque : guitariste et compositrice, elle met en musique de nombreux poètes, grecs pour la plupart. C'est Odysséas Elýtis, prix Nobel de littérature 1979, qui l'a le plus inspirée, avec Marie des Brumes, Le Monogramme, Parole de juillet notamment. De 1989 à 2000, elle a été artiste associée au Théâtre de Sartrouville.

Elle a su puiser son inspiration au cœur de la culture traditionnelle grecque, en particulier dans la structure du thrène, ce chant improvisé sur des vers par les femmes, en Crète et en Épire, pour évoquer la vie des défunts, et dont la forme musicale et poétique lui semble prendre ses racines dans la tragédie grecque. Par son art qui se situe au carrefour entre musique grecque traditionnelle, chanson poétique et blues, Angélique Ionatos est une des voix - et des âmes - de la culture méditerranéenne. De l'avis unanime de la critique, sa voix grave et sensuelle est à elle seule un poème nomade qui creuse le sillon de l'amour et de la destinée, ses thèmes de prédilection.

Discographie
1972 : Résurrection (avec Photis Ionatos)
1975 : Angélique et Photis Ionatos (Grand prix de l'académie Charles-Cros)
1979 : I Palami sou
1981 : La forêt des hommes (To dassos ton anthropon)
1983 : O Hélios O Héliatoras
1984 : Marie des Brumes (Maria Nefeli)
1985 : Récital
1988 : Le Monogramme (Sept chants d'amour d'Odysséas Elýtis)
1989 : Archipel (Compilation)
1991 : Sappho de Mytilène (avec Néna Venetsánou)
1992 : O Erotas
1994 : Mia thalassa
1996 : Parole de juillet (Iouliou logos)
1997 : Chansons nomades (avec Henri Agnel)
2000 : D'un Bleu très noir
2003 : Angélique Ionatos canta Frida Kahlo : Alas Pa volar (Des ailes pour voler)
2004 : Anthologie (Compilation)
2007 : Eros y muerte
2009 : Comme un jardin la nuit (en duo avec Katerina Fotinaki)

source : wikipédia

site officiel


https://www.youtube.com/watch?v=wS3_PYGT55U


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MessageSujet: Photis Ionatos   Lun 29 Déc - 10:39



Photis Ionatos, compositeur interprète, accompagnant sa guitare, grand admirateur de poésie et de musique Hellenes.
Né à Athènes en 1950, il arrive en Belgique en 1968 pour y entreprendre des études universitaires en Histoire de l’Art et en Information, dès 1972, il remporte le premier prix des « Automnales de Bastogne » en compagnie de sa sœur Angélique.


https://www.youtube.com/watch?v=bPk4whQIcbE
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: La musique grecque   Lun 29 Déc - 10:53

J'ai découvert la musique grecque alors que j'étais jeune adulte, en autre grâce aux films de Costa Gavras et plus particulièrement "Z" qui m'avait fortement impressionnée tant du point de vue du fond et de la réalisation que de la musique.

Angélique et Photis Ionatos sont de la mouvance de ceux qui se sont mobilisés pour dénoncer le régime dictatorial installé en Grèce de 1967 à 1974.

C'est au sein d'une chorale paroissiale de jeunes dirigée par un couple d'adultes passionnés de musique mais aussi de droits des hommes que nous avons pu découvrir d'autres horizons sociologiques et musicaux : de merveilleux souvenirs qui nous ont fait mûrir et devenir adultes.

Je réécoute avec bonheur ses mélodies !


https://www.youtube.com/watch?v=kUyyqNXuANA

ps : Icare, j'espère que ceci est dans l'esprit du fil que tu as ouvert Rolling Eyes
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Icare
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MessageSujet: Re: La musique grecque   Lun 29 Déc - 17:28

J'aime personnellement beaucoup la voix sublime d'Angélique Ionatos. Je possède même trois disques d'elle, dont un où elle chante Mikis Theodorakis et un autre en collaboration avec le compositeur et arrangeur argentin Gustavo Beytelmann.
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Snoopy
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MessageSujet: Re: La musique grecque   Ven 16 Jan - 7:02

Perso, j'aime beaucoup Evanthia Reboutsika. Ses compositions sont pleines de poésies, c'est très beau.

http://reboutsika.com













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MessageSujet: Evanthia Reboutsika   Lun 19 Jan - 23:13

Une petite biographie s'impose...


Evanthia Reboutsika est né 6 Novembre 1958 et a grandi à Kato Achaia, Patras avec son frère et ses sœurs Ploutarchos Maria et Ioanna. Leur père était le propriétaire d'une salle de cinéma. Evanthia a commencé à étudier le violon à l'âge de 6 ans au Conservatoire de Patras. Bientôt, les trois sœurs et leur frère forment un quatuor à cordes et organisent des visites guidées à travers la Grèce et à l'étranger. En 1970, Evanthia part à Athènes où elle termine ses études au Conservatoire d'Athènes et au Conservatoire hellénique sous la supervision de certains des meilleurs tuteurs grecs. Comme violoniste, elle a collaboré avec de nombreux compositeurs et chanteurs grecs importants tandis qu'en 1979 elle sort diplômée de l'Ecole Normale de Musique de Paris avant de retourner en Grèce . En 1992 , avec le compositeur Panayiotis Kalantzopoulos , elle compose l'album "Sti Límni me tis paparounes» pour Kristy Stasinopoulou. En 1995, elle rencontre Yiannis Kotsiras , un chanteur bien prometteur à l'époque, et Panayiotis Kalantzopoulos ainsi que le parolier Aris Davarakis: ils ont écrit des chansons pour l'album "Athoos enochos".

Sa collaboration avec Yiannis Kotsiras continue dans son deuxième album où Evanthia Reboutsika est créditée comme le seul compositeur des thèmes musicaux "Mono ena fili". Eleni Zioga a écrit les paroles. L'album est devenu très vite "Double platine". En attendant, elle a composé la musique pour diverses bandes originales de séries télévisées telles que "Esi apofasizeis", "Prodosia», «Athina Thessalonique", "Aithousa tou thronou", "Petrina Liondaria" et beaucoup d'autres. Son prochain album est principalement instrumental et a été publié en 1998 , intitulé "Astéri kai je efchi". Il comprend des collaborations avec des chanteurs tels que la soprano Sonia Theodoridou , Elli Paspala et Caroline Lavelle. Même si les relevés instrumentaux ne sont pas très populaire en Grèce l'album est devenu Disque d'or.

En mai 2000, elle publie la suite de "Astéri kai je efchi", portant le titre "istories Mikres", un autre album instrumental, un magnifique morceau de musique pure. Eleftheria Arvanitaki chante deux des chansons, avec des paroles de Lina Nikolakopoulou et Eleni Zioga tandis que la soprano Mariana Rigaki chante une aria. Son dernier album "Ine diki mas je zoi mas" a été publié en Décembre 2000 . C'est la troisième fois qu'elle collabore avec Yiannis Kotsiras. Aris Davarakis a écrit les paroles.


Je n'ai pas encore écouté les liens que tu as posté mais j'y viendrai. Wink
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