Forum sur la musique classique
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  Connexion  

Partagez | 
 

 Gerard SCHURMANN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Icare
Admin
avatar

Nombre de messages : 11074
Age : 53
Date d'inscription : 13/11/2009

MessageSujet: Gerard SCHURMANN   Ven 10 Oct - 22:08

_____Introduction personnelle___Gerard Schurmann a également signé des arrangements de musiques de films de compositeurs tels qu'Alan Rawsthorne pour le BBC Philharmonic et Rumon Gamba, même si, contrairement à Philip Lane, je n'ai pas connaissance qu'il ait réalisé des reconstructions de bandes détruites ou perdues. Mais je connais et apprécie Gerard Schurmann avant tout pour deux de ses propres compositions, plus principalement pour son Concerto pour orchestre par le BBC Philharmonic que je considère parmi les plus beaux du vingtième siècle, tout au moins en fonction de ceux que je connais. Je n'hésite d'ailleurs pas à l'écrire ici: il me fascine autant que celui de Lutoslawski, ce qui n'est pas rien! J'adore le thème-motif principal qui illumine le premier mouvement et réapparaît dans le cinquième, telle une boucle qui se referme sur une oeuvre pleine de couleurs et de vie, superbement orchestrée, offrant de très beaux reliefs à l'orchestre. Le Concerto pour violon et orchestre avec lequel il est couplé est également sympa dans mon souvenir. Une nouvelle écoute s'impose désormais. Pour l'instant, j'ai encore toutes les belles sonorités du Concerto pour orchestre qui résonnent harmonieusement dans ma tête.

           _____Eléments biographiques____Le compositeur Gerard Schurmann est né de parents hollandais dans l'ex-Indes néerlandaises, le 19 janvier 1924. Il a quitté sa maison à un âge précoce et a grandi en Angleterre. Dès l'âge de 21 ans, Schurmann commence à organiser sa carrière de concertiste en tant que pianiste en rapport à sa fonction d'attaché culturel à l'ambassade des Pays-Bas à Londres. Cela a continué pendant plusieurs années jusqu'à ce que Eduard van Beinum, le chef de l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, l'aide à atteindre le poste de chef de l'orchestre résident à la Radio néerlandaise de Hilversum. A la fin de son contrat, il retourne en Angleterre déterminé à consacrer sa vie essentiellement à la composition, ce qui limite désormais ses activités de chef d'orchestre à des apparitions. En 1980, il est invité par le Département d'Etat américain aux orchestres de tournée et des universités aux États-Unis, en partie sponsorisé par le British Council. En 1981, Schürmann a déménagé aux États-Unis, où il s'est installé dans les collines de Hollywood, en Californie. Il continue à recevoir des commissions pour les œuvres de concert et fut un temps associé à l'Orchestre symphonique de Pittsburgh par le conducteur Lorin Maazel qui a présenté sa musique, d'abord avec l'Orchestre de Cleveland, puis à Pittsburgh et ailleurs.


Dernière édition par Icare le Ven 28 Nov - 18:48, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
avatar

Nombre de messages : 11074
Age : 53
Date d'inscription : 13/11/2009

MessageSujet: Re: Gerard SCHURMANN   Sam 11 Oct - 17:19

Le Concerto pour violon est beau comme dans mon souvenir mais sans me faire le même effet que son Concerto pour orchestre qui possède selon moi ce quelque chose en plus qui fait la différence. Pourtant, le violon d'Olivier Charlier vogue dans une tonalité qui m'est plutôt flatteuse, mais sans me faire vivre de grandes émotions pour autant. Juste effleuré, caressé dans le sens du poil, sans aucun doute, car il s'agit quand même d'un beau concerto plein d'entrain et qui a son lot d'instants plaisants. En aucun moment je n'ai ressenti le moindre ennui, la moindre lassitude venue aigrir mon écoute. C'est juste que l'oeuvre se déroulait à une certaine distance, comme si d'un côté j'en admirais la forme, la façade, sans ressentir le fond, l'intérieur: à la fois beau et si peu émouvant, esthétique mais pas aussi captivant que son Concerto pour orchestre.  Des trois coeurs de mélomane qui battent dans ma poitrine, je ne lui en accorde qu'un seul.  

Avant de se consacrer à la composition de son Concerto pour violon, Gerard Schurmann réfléchit longuement aux problèmes d'équilibre orchestral posé par un concerto pour violon, en fait il lui fallut quatre ans pour achever cette oeuvre. Trois modèles antérieurs du vingtième siècle lui indiquèrent les voies à suivre et celles à éviter:

     <<J'ai l'impression que le concerto de Schoenberg est un remarquable échec. En elle-même, la musique est merveilleuse et je l'admire énormément. Mais elle ne semble absolument pas faite pour le violon - je l'ai dirigée - à la radio, ce qui la rend plus facile - mais en concert, on ne peut s'empêcher de remarquer que, par essence, le violon a besoin d'être flatté et que cette flatterie doit venir pour l'essentiel ou presque de la tonalité. Berg en a accepté le principe et la série de notes de son Concerto est complètement tonale, construite sur des accords parfaits. Je ne peux vraiment pas concevoir un concerto pour violon réellement dodécaphonique. La seule chose problématique à propos du concerto de Berg, c'est son instrumentation: le chef d'orchestre doit réduire la dynamique de moitié avant de commencer. En revanche, celui de Bartok (l'un des grands concertos à mon avis) est superbement orchestré et j'ai beaucoup appris en le travaillant.>> Gerard Schurmann.
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
avatar

Nombre de messages : 11074
Age : 53
Date d'inscription : 13/11/2009

MessageSujet: Re: Gerard SCHURMANN   Ven 28 Nov - 18:40

A propos du commentaire de Gérard Schurmann posté plus haut, je n'ai jamais réussi à savoir s"il parle du premier concerto pour violon de Bartok ou du second. Je vais d'ailleurs bientôt écouter le premier par Augustin Dumay et sous la direction de Laurent Petitgirard. Pour l'occasion j'ai réécouté à la suite les deux concertos pour violon composés respectivement par Gérard Schurmann et Arnold Schoenberg, le premier par Olivier Charlier au violon et le compositeur lui-même à la direction d'orchestre, et le second par Hilary Hahn et Esa-Pekka Salonen. Les deux concertos dépassent les trente minutes. Par rapport à l'opinion de Schurmann, on n'est bien sûr pas obligé d'être d'accord avec lui et chacun peut voir le concerto de Schoenberg comme une référence du genre ou non, au même titre que celui de Berg. Si je me fie à mon expérience personnelle, Ils sont rares les concertos pour violon entièrement atonals qui me plaisent, bien qu'il y en a quand même quelques-uns - sont-ils trop difficiles à réussir - notamment le Grand concerto classique de Milko Kelemen et dans un registre moins métaphysique et bien plus ludique, celui de Régis Campo. Toutefois, et quitte à me contredire un peu, je suis assez d'accord avec Schurmann lorsqu'il exprime ce sentiment que le violon doit être flatté par la tonalité. Le Concerto pour violon d'Eric Tanguy, réellement atonal, m'est insupportable, d'une aridité et âpreté excessives. De toute évidence, le violon dans le Concerto de Schurmann est flatté par la tonalité et flatteur par la même occasion. Pourtant, je n'aime que moyennement et l'oeuvre, pourtant ample et expansive, ne me fait pas vivre une grande émotion, de celle qui laisse une marque indélébile. Je l'aime bien, c'est tout. Il n'a pas la réussite de son fabuleux Concerto pour orchestre avec lequel il est couplé. Pour le coup, le Concerto de Schoenberg que j'ai écouté juste après m'a mieux captivé par des jeux de violon et d'orchestre qui se sont entrecroisés de façon plus ludique et même poétique à mon oreille. Au final, moins flatteur que celui de Schurmann, mais plus ludique et captivant par sa grande musicalité.
Revenir en haut Aller en bas
joachim
Admin
avatar

Nombre de messages : 16381
Age : 71
Date d'inscription : 19/08/2006

MessageSujet: Re: Gerard SCHURMANN   Ven 28 Nov - 18:54

Icare a écrit:
A propos du commentaire de Gérard Schurmann posté plus haut, je n'ai jamais réussi à savoir s"il parle du premier concerto pour violon de Bartok ou du second. Je vais d'ailleurs bientôt écouter le premier par Augustin Dumay et sous la direction de Laurent Petitgirard.

C'est très probablement le second, car jusque dans les années 1960 on ne parlait que "du" concerto de Bartok, maintenant le second, comme pour Mendelssohn d'ailleurs. Leurs "premiers" concertos sont des oeuvres de jeunesse qui n'étaient même pas jouées auparavant.
Revenir en haut Aller en bas
Icare
Admin
avatar

Nombre de messages : 11074
Age : 53
Date d'inscription : 13/11/2009

MessageSujet: Re: Gerard SCHURMANN   Ven 28 Nov - 18:58

joachim a écrit:
Icare a écrit:
A propos du commentaire de Gérard Schurmann posté plus haut, je n'ai jamais réussi à savoir s"il parle du premier concerto pour violon de Bartok ou du second. Je vais d'ailleurs bientôt écouter le premier par Augustin Dumay et sous la direction de Laurent Petitgirard.

C'est très probablement le second, car jusque dans les années 1960 on ne parlait que "du" concerto de Bartok, maintenant le second, comme pour Mendelssohn d'ailleurs. Leurs "premiers" concertos sont des oeuvres de jeunesse qui n'étaient même pas jouées auparavant.

Merci pour cette précision, Joachim. Mains
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Gerard SCHURMANN   

Revenir en haut Aller en bas
 
Gerard SCHURMANN
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Toutes les musiques du monde :: Musique classique :: Les compositeurs-
Sauter vers: