Forum sur la musique classique
 
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 La musique belge

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Bel Canto
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MessageSujet: La musique belge   Mar 23 Sep - 13:33

La musique belge comporte à l'image du pays un double héritage linguistique selon que l'on considère la Communauté flamande ou la Communauté française de Belgique. Il existe en outre une Communauté germanophone de Belgique.

De riches heures de musiques classiques ont agrémenté la culture du pays depuis la Renaissance, alors que la musique traditionnelle a quasi disparu au profit d'une musique populaire très en vogue.

Musique classique
La musique sacrée chrétienne s'est très tôt implantée mais on conserve aussi des traces de musique profane à partir du xiiie siècle dans les chansons de trouvères comme Mahieu de Gant ou Henri III de Brabant ou d'un Minnesänger comme Jean Ier de Brabant, dont des chansons ne subsistent toutefois que les paroles. La Messe de Tournai de 1340 est la première du genre.
Il y eut à la Renaissance une grande période musicale avec au xve siècle, l'École franco-flamande et sa polyphonie pratiquée dans tout le continent ; parmi les premiers compositeurs on trouve Johannes Ciconia (1370 – 1412), Arnold de Lantins ( - 1432) et Johannes Brassart (1400 – 1455). Gilles Binchois (1400-1460) et Guillaume Dufay (1397 – 1474) acquirent une renommée dans toute l'Europe, notamment auprès des cours italienne et française où ils séjournaient. Johannes Ockeghem (1415 – 1497), Jacob Obrecht (1457 – 1505), Josquin des Prés (1450 – 1521), Alexandre Agricola (1446 – 1506), Antoine Busnois (1430 – 1492), Loyset Compère (1440 – 1518), Heinrich Isaac (1450 – 1517), Pierre de la Rue (1460 – 1518), Johannes Tinctoris et Gaspar van Weerbeke devaient suivre leurs exemples. Leurs compositions furent diffusées grâce à l’imprimerie d'Anvers, un centre important pour la publication des partitions musicales.
Au xvie siècle, à côté de ces maîtres, des compositeurs comme Nicolas Gombert (1495 – 1560), Pierre de Manchicourt (1510 - 1564) et Philippe Rogier (1561 - 1596) présentèrent leurs œuvres à la chapelle impériale. D'autres ramenèrent d'Italie le madrigal ou le double-chœur : Adrien Willaert (1490 – 1562), Jacques de Wert (1536 – 1596), Jacques Arcadelt (1507 – 1568). Jacob Regnart (1540 - 1599) et Roland de Lassus (ou Orlando di Lasso) (1532 - 1594) s'inspirèrent des cours germaniques pour leurs compositions contrepointées et fuguées.
Au xviie siècle, Gilles Hayne (1590 – 1650) et Léonard de Hodémont (1575 – 1636) adoptent les innovations italiennes tels la monodie accompagnée, la basse continue et le rôle soliste de la voix tandis qu'Henry Du Mont (1610 – 1684) œuvre pour la Chapelle Royale de Versailles. Les compositeurs italiens Pietro Antonio Fiocco (1650 – 1714) et Joseph-Hector Fiocco (1703 – 1741) s'installent en Belgique, accentuant l'influence de la musique italienne de ce pays. Dans la musique religieuse, Charles-Joseph van Helmont (1715 – 1790) ainsi que Pierre–Hercule Bréhy (1673 – 1731) synthétisent les styles italiens et français. François-Joseph Gossec (1734 – 1829) compose la Messe des défunts.
Au xviiie siècle, la musique instrumentale domine l'Europe, notamment les œuvres pour orgue ou clavecin ; Abraham van den Kerckhoven (1618 – 1702), Lambert Chaumont (1630 – 1712) et Josse Boutmy (1697 – 1779) s'y adonnent, tandis que Carolus Hacquart (1640 – 1701) et Nicolas Hotman (1614 – 1663) composent pour la viole et Matthias van den Gheyn (1721 – 1785) pour le carillon. Pour la musique de chambre, Pierre Van Maldere (1729 – 1768) et Joseph Gehot (1756 – 1820) composent des Sinfonies. L’influence de l'opéra italien domine mais Jean-Noël Hamal (1709 – 1778) compose en wallon liégeois et André Ernest Modeste Grétry (1741 – 1813) s'inspire de l'Orient pour La Caravane du Caire, Zemire et Azor et Lucile.
Le début du xixe siècle est dominé par François-Joseph Fétis (1784 – 1871), directeur du Conservatoire Royal de Musique, musicologue, chef d’orchestre et compositeur. À la fin du siècle, Henri Vieuxtemps, César Franck, Guillaume Lekeu et Eugène Ysaÿe suivent et redonnent à la musique belge de grandes heures. Peter Benoit représente la tendance nationaliste, non dépourvue de charme, pourtant.
Le xxe siècle voit la renommée de Wim Mertens, Henri Pousseur ou Philippe Boesmans. Plus proche encore, Luc Baiwir, allie musique classique et musique de films avec orchestre et instruments électroniques.
En 1970, Didier Van Damme compose le fameux Adagio à l'Europe (Adagio to Europe).
Parmi les interprètes contemporains, on peut citer les chanteurs Jules Bastin et José van Dam et Helmut Lotti.
La situation de la musique classique belge contemporaine à partir de 1960 a été documentée par le Centre de Documentation CeBeDeM en collaboration avec l'Union des compositeurs belges

Musique folklorique
Il existe encore en Belgique une riche tradition de musique basée sur des cliques ou des fanfares locales.
Les chants traditionnels qui accompagnent les fêtes historiques (comme la Ducasse de Mons, ou les carnavals) sont encore actuellement repris avec ferveur par leurs publics, perpétuant des mélodies et des textes anonymes issus de passés médiévaux, ou de siècles de folklore populaire. En outre, une musique folklorique très spécifique à la Flandre a su prolonger sa popularité jusqu'à nos jours.
Du côté francophone on peut parler du groupe Coïncidence, ou de Remy Dubois, Julos Beaucarne, Luc Pilartz, Rue du Village et Claude Flagel qui furent relativement connus. En Flandre, Bobbejaan Schoepen était un pionnier de la musique folk urbaine depuis les années 1940. Will Tura lui succéda dans les années 1950. Depuis ces deux premiers meneurs, Eddy Wally, Raymond van het Groenewoud, De Kreuners, Clouseau, Gorki et Noordkaap ont perpétué cette tradition populaire flamande.
Par ailleurs, il faut mentionner, à partir des années 1970 (à l'image de ce qui se faisait aux États-Unis et au Royaume-Uni) l'existence de nombreux groupes et chanteurs «Folk» (dans le sens Protest song du terme), dont Ferre Grignard, ‘t Kliekske, Rum, Het Brabants Volksorkest, Baden Skiffle, les Zûnants Plankets, etc.
Aujourd'hui une nouvelle génération de groupes folkloriques (ou d'inspiration folklorique) apparait sous l'impulsion d'un retour aux bals «Folks» dans certains couches de la jeunesse. Des groupes comme Embrun1, Turdus Philomelos2, les Cré Tonnerre, Cave Canem 3! ou Naragonia4 se sont appuyés sur les centaines de soirées Folk qui se déroulent aux quatre coins du pays (dont les célèbres Boombal depuis le début des années 2000).

Musique actuelle
Jazz: dans les années 1930, le guitariste gitan Django Reinhardt devint l'un des plus importants musiciens européens de jazz. L'harmoniciste Toots Thielemans et le saxophoniste Jacques Pelzer devaient suivre ses traces dans les années 1950. Parmi les artistes contemporains, on compte Aka Moon, Bobby Jaspar, Bert Joris, Philip Catherine (le guitariste), Jacques Stotzem, Octurn et René Thomas. Le blues est représenté par Elmore D., Amatorski ou le Tomahawk Blues Band.
Chanson: on retrouve beaucoup de belges parmi les auteurs-compositeurs-interprètes de chanson francophone, dont Jacques Brel, Salvatore Adamo, Sœur Sourire, Arno, Pierre Rapsat, Philippe Lafontaine, Axelle Red, Mathieu Boogaerts, Maurane, ou Lara Fabian, entre autres.
Rock: poussé par les radios pirates qui émettaient depuis la mer du Nord (Radio Caroline ou Radio London entre autres) le rock fut très vite adopté par les petits groupes locaux au début des années 1960. Le premier succès international de Rock belge fut "Kili Watch" par The Cousins5. Les groupes pop The Pebbles et The Wallace Collection, puis Kleptomania, Machiavel et quelques autres eurent du succès dans les années 1970, suivis par le punk-pop Plastic Bertrand à la fin des années 1970. Dans les années 1980, on vit le groupe TC Matic (avec Arno), Jo Lemaire, et Vaya Con Dios. Dans les années 1990 et 2000, le rock alternatif ou indie rock est représenté par les groupes dEUS, Zita Swoon, Evil Superstars, Kiss My Jazz, Dead Man Ray, K's Choice, Absynthe Minded, Das Pop, Millionaire, Zornik, Admiral Freebee, Awaken, Soulwax. Le punk est représenté par Chainsaw, PPz 30, La Muerte, The Kids et Funeral Dress.
Trip hop: Hooverphonic est un groupe qui a acquis une forte réputation internationale.
Musique électronique: après de nombreux essais electro-acoustiques par Henri Pousseur (qui avait créé les Studios Electroniques de Bruxelles dès 1958), la Belgique a très rapidement saisi la main tendue par le groupe allemand Kraftwerk à la fin des années 1970. C'est d'abord la formation du groupe Telex créé par Marc Moulin, Dan Lacksman et Michel Moers. Puis très rapidement après, l'apparition d'un style musical répétitf et pointu: l'Electronic Body Music, symbolisée par les groupes Front 242 et Snowy Red. En parallèle, certains continuent les recherches moins strictement rythmiques, comme Nitzer Ebb ou Made to Measure. La New beat (une variante "downtempo" minimaliste et ludique de la techno) apparaît brusquement en 1987 et provoque des remous médiatiques (notamment parce qu'elle popularise largement la culture techno et ses stupéfiants travers). Des noms comme Confetti's, A Split Second, Bassline Boys, Technotronic, Public Relation, Lords of Acid, Amnesia, Zsa Zsa Laboum et Miss Nikki Traxx, parmi des dizaines d'autres. Par la suite la Belgique se fera remarquer pour ses artistes de House music (Mugwump, Junior Jack, Swirl People (alias de Raoul Belmans6), Milk Inc., Kate Ryan, Stromae), Techno (Marco Bailey, Yves Deruyter, Filterheadz, Fabrice Lig), Trance (Dance Opera, Bonzai, Push), Electro (Dada Life, Vive La Fête, Soldout, Dr. Lektroluv), sans interruption durant 20 ans. Cette tendance se poursuit dans les années 2000-2010 avec la musique électronique très radicale (appelée Breakcore) de Jan Robbe, Droon, ou Sickboy Milkplus7, et une scène Drum and Bass très active (Netsky 8).
Depuis les années 1980, la world music joue un rôle important avec des musiciens issus de l'immigration congolaise (Princesse Mansia M'Bila) ou rwandaise (Cécile Kayirebwa et Dieudonné Kabongo). Zap Mama est sans doute l'un des groupes les plus connus de ce genre avec Urban Trad et Gabriel Rios.

source : wikipedia
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MessageSujet: Re: La musique belge   Mar 23 Sep - 13:58

Royale Moncrabeau Belgique



La Royale Moncrabeau " Les Quarantes Molons " est probablement la société folklorique et philantropique la plus ancienne de la Wallonie (Région francophone du sud de la Belgique).
Fondée en 1843, la Royale Moncrabeau est une société " chantante "qui conjugue 'Plaisir et Charité' !
C'est en 1851 que Nicolas BOSRET , musicien aveugle, écrivit " Li Bia Bouquet " , reconnu en 1856 par le Conseil communal comme chant officiel Namurois.
Tout en cultivant la chanson wallonne et la musique fantaisiste, les Molons font le bien autour d'eux en secourant les pauvres cachés, et ce avec tact et délicatesse et avec la plus grande discrétion...

L'hymne namurois qui a été chanté de nombreuses fois à Namur, ce week-end, lors des Fêtes de Wallonie : 'Li bia bouquet' de Nicolas Bosret.



Refrain avec traduction mais c'est nettement moins savoureux en français qu'en wallon 'di Nameur'.

C'est d'mwin li jou di m'mariatche, > c'est demain le jour de mon mariage
Aprètez, aprètez tos vos bouquèts, > apprêtez apprêtez tous vos bouquets
Vos lès mettroz au cwarsadje, > nous les mettrons au corsage
Dès bauchèles do banquet. > des jeunes filles du banquet
Mins c'èst l'minne li pus djolie > mais c'est la mienne la plus jolie
Ossi vraîmint, dji m'rafie > aussi vraiment je me réjouis
Di li donnér li bouquèt > de lui donner le bouquet
Elle aurait li bia bouquèt. > elle aura le beau bouquet

Un couplet

Ca sti one saquwés d'drôle > cela a été quelque chose de drôle
L'ote-fi j'aveûve on'crôle > l'autre fois j'étais saoul
Tot aspoûyi > tout appuyé
Dj'allès soki > j'allais m'assoupir
L'âmour vint m'rewéi.> l'amour m'a reveillé

le site du groupe

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MessageSujet: Re: La musique belge   Mar 23 Sep - 14:16

Un article extrait d'un site très complet sur le folklore wallon (chants et danses) :
http://www.canardfolk.be/

Danser, jouer wallon

La maclote, l'amoureuse ou la sabotière semblent ne pas intéresser grand-monde. Beaucoup de musiciens soit ne connaissent pas ces airs, soit les trouvent ringards, lourds ... peut-être par manque d'imagination ? Ils arguent aussi, avec raison, que peu de gens savent aujourd'hui danser ces danses qui semblent plutôt compliquées.

Le répertoire est pourtant large et, s'il est méconnu, ce n'est pas faute de partitions : le centre de documentation de la Fédération des Groupes Folkloriques Wallons, en la personne d'Albert Rochus, les a rassemblées et en propose des photocopies et quelques transcriptions.

Il n'y a pas que des danses compliquées en Wallonie. On trouve pas mal de danses de couples (notamment de jolies valses dans le mansucrit Jamin), on trouve aussi des danses d'animation faciles (la danse du ramon, talon betchète, la danse del cossin, la polka noire, ...). Et les maclotes pourraient être dansées avec une seule figure, comme jadis.

Les airs wallons sont-ils beaux ? A chacun ses goûts bien sûr, mais n'est-ce pas en partie une question d'image ? Il est sans doute plus facile de déclarer qu'on aime la musique irlandaise que la musique wallonne. Il est certes plus facile aussi de se référer à des musiciens virtuoses et médiatisés irlandais que wallons.

La diversité des airs wallons est pourtant bien réelle. Certains airs peuvent se prêter à des transformations, personnalisations, "modernisations" dignes des plus grand artistes. On aimerait mettre nos musiciens wallons les plus médiatisés (Urban Trad, Didier Laloy, ...) au défi d'interpréter ainsi l'un ou l'autre air wallon de leur choix. Nul doute qu'ils y parviendraient, élargissant ainsi la voie de l'exploitation d'un répertoire qui reste largement méconnu.

Les tentatives récentes pour intéresser musiciens et danseurs à ce répertoire, en restant autant que possible dans l'esprit traditionnel, ont échoué. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. Certes, il a fallu attendre les premiers collectages et la découverte de musiciens traditionnels. Fanny Thibout et le Réveil ardennais, pour ne citer qu'eux, ont été parmi les premiers à collecter des danses avec leur musique, mais sans réelle volonté de diffuser ce répertoire. Les fascicules de Rose Thisse-Derouette et Jenny Falize, à partir de 1962, ont eu du succès tant chez les musiciens que chez les danseurs.

C'est ensuite la vague folk d'après mai 68, avec un réel intérêt pour le terroir : les Pêleteûs, les Zûnants Plankèts, Lu Gaw, Nam, le festival de Champs, les émissions de la RTBF, Julos Beaucarne, le Temps des Cerises, la découverte de Henri Schmitz, de Constant Charneux, d'Elisabeth Melchior, la réalisation d'un 33 tours d'airs wallons par des professeurs et stagiaires de l'Académie Internationale d'Eté de Wallonie, ... sont quelques-uns des principaux symptômes de cette époque.

Aujourd'hui, les principaux vecteurs du répertoire traditionnel restent des personnes qui ont été sensibilisées dans les années 70 : Trivelin, les Macloteus, Luc Pilartz, Matoufèt (avec Raymond Honnay), ... et, en danse, quelques groupes (membres de la Fédération des Groupes Folkloriques Wallons ou non comme les Pas d'la Yau, ...) qui proposent des spectacles et chorégraphies (notamment par Marc Malempré).

Des rencontres de musique wallonne lancées par Walter Lenders et Hubert Boone n'ont pas eu le succès escompté. L'introduction d'un répertoire wallon aux stages de Borzée non plus. On attend vos suggestions ...

Voir aussi le compte-rendu par Walter Lenders des Assises européennes des musiques et des danses traditionnelles en 1997 (CF 167)

Dernière mise à jour : juin 2006
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Snoopy
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MessageSujet: Re: La musique belge   Mar 23 Sep - 18:19

Le wallon 'di Nameur' ressemble pas mal au Ch'ti en fait. On comprend tout sans problème Wink
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: La musique belge   Mar 23 Sep - 18:47

Le wallon namurois est encore assez facile à comprendre en regard du liégeois ou du borin ... qui est pourtant géographiquement plus près des ch'tis ! Hehe
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Snoopy
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MessageSujet: Re: La musique belge   Mar 23 Sep - 19:14

Bi j'te crois i c'est pas mi qui diro l'contraire Wink
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MessageSujet: Re: La musique belge   Mar 23 Sep - 20:25

Je suppose qu'il existe en Belgique comme ailleurs des instruments de musiques folkloriques, mais je n'ai rien trouvé sur la Toile !

J'ai vu en passant qu'il existe à Bruxelles un musée des instruments de musique, où il y a 8000 instruments. Il doit y avoir probablement des instruments folkloriques propres à la Wallonie et à la Flandre.
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MessageSujet: Re: La musique belge   Mar 23 Sep - 21:01

Ce n'est pas évident à trouver ... j'ai déjà pas mal cherché sur le net mais à mon avis, les instruments sont assez communs avec la France.
Aussi si je cherche sur la musique flamande, je tombe toujours sur la Flandre française ... nous avons longtemps été sous dominations multiples !!!

Cependant le site dont j'ai déjà donné le nom est plein de ressources ... mais il faut beaucoup chercher !
http://www.canardfolk.be/

Quant au MIM, Musée des Instruments de Musique, situé dans le superbe bâtiment art-déco 'Old England', je l'ai visité mais je ne me rappelle plus vraiment de ce qu'il contient.
Sur le site, j'ai cependant trouvé cette description des salles qui confirment la présence d'instruments régionaux dont une cornemuse (j'ai trouvé tout à l'heure une description d'une cornemuse du Hainaut mais je n'arrive plus à la retrouver)
Un troisième espace est consacré aux « Traditions dans le monde ». Le parcours démarre en Belgique, traverse l'ensemble des traditions musicales en Europe, se déploie ensuite à travers le monde. A côté de sa version écossaise archi-connue, vous remarquerez sans doute que chaque région du vieux continent possède sa propre cornemuse. Autre curiosité, les instruments réalisés par les moines tibétains... à partir des restes de leurs frères disparus ! Ou encore les tambours à fente africains, véritables précurseurs des réseaux de socialisation tels que Twitter.

Je vais continuer à chercher ... dommage que Stadler soit moins présent, en tant que musicien, il devrait en connaître plus que moi.
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MessageSujet: Re: La musique belge   Mar 23 Sep - 21:15

La Muchosa



La muchosa est un instrument de la famille des cornemuses originaire du nord de la France (Picardie) et du Hainaut belge.  En France, la Muchosa est appelée pipasso ou cornemuse picarde. Le mot « pipasso » renvoie à un instrument connu autrefois dans le Boulonnais sous le nom de pipe-au-sac. Ce qui peut aussi être entendu par « pipaucha » ou « piposa » (Artois, Cambrésis…). Dans le Hainaut belge, on la connaît sous le nom de « muchosa ».

Spécificités techniques
D'un point de vue technique, la Muchosa se compose d'un sac en cuir, d'un tuyau mélodique ainsi que d'un grand et d'un petit bourdon. Cet instrument est principalement en Sib, l'anche du tuyau mélodique est double tandis que celles des bourdons sont simples.
Le petit bourdon est inséré dans une souche commune avec le tuyau mélodique (comme dans les cornemuses de type Cornemuse du Centre, Chabrette, etc.). La particularité de la Muchosa est qu'elle possède une perce doublement conique notamment due à la présence d'un pavillon amovible plus large que le reste du tuyau mélodique.Son jeux utilise un doigté simple, dit ouvert.

Renouveau
La Muchosa a disparu en Belgique et dans le nord de la France durant plusieurs décennies, le dernier joueur connu étant Alphonse Gheux (1850-1936) un berger du Hainaut belge. Depuis quelques années la Muchosa est à nouveau jouée dans ses régions d'origine grâce notamment au travail des facteurs Rémy Dubois et Olle Geris à partir d'instruments anciens conservés au Musée des instruments de musique de Bruxelles. En France un facteur d'instruments ; Guy Jaillard a retrouvé d'autres instruments (Musée de Montlucon et collections privées).
En France plusieurs groupes travaillent actuellement à rendre le pipasso plus visible et plus connu du grand public (le terme de Muchosa est inconnu en Picardie), notamment Amuséon, ch’Pipasso Grinche Binde, le groupe Achteur ou Chés mouques à fu. Guy Jaillard a obtenu que son modèle de pipasso ( muchosa ) soit Modèle déposé au niveau Européen.
Les joueurs de Muchosa/pipasso les plus connus sont Jean-Pierre Van Hees, Rémy Dubois, Denis Laoureux, Peter De Baets, Bernard Vanderheyden, Rémi Decker et Jean Cayron.
Facteurs de Muchosa/pipasso contemporains : Rémy Dubois et Olle Geris, Geert Lejeune, Guy Jaillard,Ouchine ed Corwynn, etc.

source : Wikipedia

d'autres commentaires sur l'instrument, également appelé cornemuse picarde : http://corwynn.com/atelier/blog/tag/muchafou/

sur le site "canard folk" :

Les Muchards étaient, jusqu'au début du vingtième siècle, les sonneurs de cornemuse (la muchafou) du Pays des Collines en Hainaut occidental. Ils étaient bergers, laboureurs ou artisans ; ils jouaient seuls, pour le plaisir, ou en groupes, lors de rassemblements qui marquaient certaines fêtes religieuses ...

Généralement, lorsqu'on évoque la cornemuse en Belgique, c'est à la Flandre et aux tableaux de maîtres comme Breughel, Teniers ou Jordaens que l'on fait référence. Toutefois, lorsqu'on entreprit, il y a une quarantaine d'années, des recherches pour retrouver des éléments de cette tradition, on n'a pu retrouver aucun instrument de ce type en Belgique. De manière inattendue, on découvrit par contre en Wallonie un instrument d'une typologie différente dont on n'avait guère entendu parler et dont l'iconographie sur le territoire belge était tout à fait inexistante.
la suite de l'article : http://www.canardfolk.be/index.php?rub=20&sub=1000035&PHPSESSID=4e4f67ee620ea25d06b2b8da44184466
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Bel Canto
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MessageSujet: Re: La musique belge   Mar 23 Sep - 21:29

L'épinette boraine

Grâce à un luthier de Jurbise, l'épinette boraine tient à nouveau la corde.
Jean Bertiaux, luthier amateur à Jurbise, en est convaincu: notre patrimoine est aussi musical. Musicien dans l'âme et bricoleur de talent, il tente depuis quelques années de rendre vie aux instruments d'autrefois et de sortir de l'oubli les partitions qui faisaient le bonheur de nos aïeux. Avec Michel Massinon à la cornemuse, il compose le groupe «Bourdons» qui, lors de ses prestations, offre de redécouvrir la musique ancienne ou traditionnelle.
Dans son atelier, l'épinette boraine est aux petits soins. Une précision s'impose toutefois: il ne s'agit pas de l'épinette à clavier, proche des clavecins, explique Jean Bertiaux, mais bien d'un instrument populaire de la famille des cithares qui fut très en vogue dans le Borinage au XIXe siècle et jusqu'en 1925.
On peut en effet considérer que les gros bourgs industriels des environs de Mons furent durant un siècle le centre wallon de l'épinette. Posé sur une table ou plus simplement sur les genoux, ce curieux petit instrument en bois rythmait la vie des familles ouvrières de l'époque. Mariages, saint Eloi, sainte Barbe, ducasses: l'épinette incitait irrésistiblement au pas de danse. Ses variantes firent sans doute de même dans le Namurois, dans les Vosges, en Hongrie ou même dans le... Kentucky, là où les musicologues en attestent l'existence.
Dans le Borinage, l'engouement fut total pour cet instrument populaire, relativement facile à réaliser et d'un coût tout-à-fait accessible. A Saint-Ghislain ou à Quiévrain, des ébénistes et des menuisiers de talent devinrent rapidement de réputés facteurs d'épinettes avant que celles-ci ne tombent dans l'oubli au lendemain de la Première Guerre mondiale, et ne soient remplacées par l'accordéon dans les bals populaires.

source : archives du journal 'le soir'

un article sur le sujet : http://www.canardfolk.be/index.php?rub=20&sub=317
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MessageSujet: Re: La musique belge   Mar 23 Sep - 21:59

L'accordéon Callewaert



Eugeen Callewaert (1892-1944) est un homme politique belge, bourgmestre de Lichtervelde, mais aussi constructeur d'accordéons.
Il rénove, après la Première Guerre Mondiale, la fabrique d'accordéons que son père, Felix Callewaert, avait construit à Lichtervelde en 1890.
Le trafic ferroviaire a permis un développement notable à l'instrument.
L'accordéon "allume-salon" ou "Le Callewaert" a acquis une renommée internationale.
Eugeen Callewaert, résistant actif pendant la Seconde Guerre Mondiale sera arrêté avec 40 autres habitants de la localité : il sera emmené au camp de concentration de Wolfenbüttel où il sera décapité le 15 juin 1944.

résumé d'un article en néerlandais sur wikipedia

un article sur l'instrument : http://www.canardfolk.be/index.php?rub=20&sub=257




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MessageSujet: Re: La musique belge   Mer 24 Sep - 9:55

Merci, Bel Canto pour ces renseignements. Il y a donc bien des instruments spécifiques en Belgique (et Picardie, j'en ignorais l'existence), dont ces catégories de cornemuses que finalement on retrouve un peu partout (jusqu'en Roumanie d'après ce que j'ai lu).
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MessageSujet: Re: La musique belge   

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