Forum sur la musique classique
 
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 Quincy JONES

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Icare
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MessageSujet: Quincy JONES   Sam 9 Aoû - 23:54

J'entame un cycle sur la petite quinzaine de cd que je possède de Quincy Jones car c'est un compositeur que j'apprécie beaucoup, que ce soit bien sûr dans le domaine du jazz ou de la pop (bossa nova, soul, funk, Hip Hop, Be pop) ou dans le domaine de la musique de film, genre ô combien difficile dans lequel il a également excellé. Je ne savais pas trop, d'ailleurs, où je devais créer ce topic, dans cette rubrique ou dans celle consacrée au jazz. Il a sa place dans les deux rubriques, alors l'une ou l'autre, ce n'est finalement pas très important, l'essentiel étant de pouvoir parler de sa musique, faire savoir à qui veut bien le lire qu'avant d'être le grand producteur de Michael Jackson, il fut un excellent musicien de jazz et compositeur intéressant et créatif. Je viens de réécouter l'album Listen Up - il y avait tellement longtemps que je ne l'avais pas fait - et j'ai passé un merveilleux moment avec les différentes facettes de son élan créateur, comme une chouette rétrospective de son oeuvre...  

Eléments biographiques (Wikipédia)

Quincy Delight Jones Jr., dit Quincy Jones et surnommé « Q », né le 14 mars 1933 à Chicago (Illinois), est un trompettiste, arrangeur, compositeur et producteur américain. Il remporta 27 Grammy Awards. Né à Chicago, Quincy Jones connaît une enfance difficile : pauvreté, mère internée pour maladie mentale… Après plusieurs déménagements, son père s'installe dans la banlieue de Seattle et c’est là que Quincy Jones fait connaissance avec la musique. Il s’essaie d’abord en autodidacte au piano, puis apprend la trompette à l’école. À 13 ans, il reçoit quelques cours de Clark Terry, lors d’un passage de l’orchestre de Count Basie à Seattle. La situation financière de la famille est difficile et, en dehors de ses heures d’école, il exerce l’activité de cireur de chaussures. Il fait connaissance de Ray Charles, son aîné de 3 ans. Les deux amis forment un combo qui se produit dans les clubs de la ville. Quincy Jones fait aussi partie d’orchestres locaux. À 18 ans, il obtient une bourse pour poursuivre ses études au Berklee College of Music de Boston.

Il quitte vite cet établissement pour intégrer l’orchestre de Lionel Hampton comme trompettiste et arrangeur. Malgré un salaire dérisoire, Quincy Jones reste quatre ans dans ce big band avec lequel il fait même une tournée en Europe. Il s’installe ensuite un temps à New York où il exerce comme trompettiste mais surtout arrangeur « free lance ». Il écrit des arrangements pour de nombreux musiciens (Tommy Dorsey, Gene Krupa, Sarah Vaughan, Count Basie, Dinah Washington, Cannonball Adderley, Ray Charles).

En 1956, Quincy Jones est engagé par Dizzy Gillespie comme trompettiste et directeur musical de son big band pour une tournée organisée par le Département d’État au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. Peu après, il enregistre son premier disque comme chef d’orchestre pour le label « ABC Paramount Records ». Tournée pendant laquelle il découvre Lalo Schifrin, pianiste-compositeur-arrangeur-chef d'orchestre.

En 1957, Quincy s’installe à Paris où il étudie auprès de Nadia Boulanger et travaille comme « staff arranger » pour le label d’Eddie Barclay. Le groupe les Double Six enregistre un album consacré à ses compositions. Il est, le temps d’une tournée européenne, directeur de la troupe qui joue la comédie musicale Free and easy d’Harold Arlen. En 1960, il forme un big band avec 18 musiciens de la troupe. Malgré la qualité musicale de l’orchestre, l’expérience se solde par un fiasco financier et pousse Quincy Jones, homme pourtant foncièrement optimiste, au bord de la dépression.

Il retourne aux États-Unis où, grâce à l’aide d'Irving Green, il devient arrangeur puis directeur musical du label Mercury. C’est dans ce cadre qu’il va arranger des dizaines d’albums de jazzmen mais aussi, et surtout, d’artistes comme Frank Sinatra, Barbra Streisand ou encore Tony Bennett. En 1964, il est nommé vice-président du label. La même année il écrit sa première musique de film le Prêteur sur gages (The Pawnbrocker) de Sidney Lumet. Dans les années qui suivent, il en écrit de nombreuses autres (voir annexe). Il travaille aussi pour la télévision : musiques de L'Homme de fer (Ironside), Sanford and son et du Bill Cosby Show. Il milite dans de nombreux mouvements anti-racistes et sociaux auprès de Martin Luther King ou du Révérend Jesse Jackson (fondateur du « People United to Save Humanity ») (PUSH). Il aide financièrement l'IBAM (« Institute for Black American Music ») et est un des fondateurs du « Black Arts Festival » de Chicago. En 1973, Quincy Jones coproduit pour CBS Duke Ellington, We Love You Madly, une émission télévisée en hommage à l’œuvre du Duke à laquelle participe Sarah Vaughan, Aretha Franklin, Peggy Lee, Count Basie, Joe Williams, le groupe Chicago. En parallèle à son activité de producteur et de compositeur, Quincy Jones continue à enregistrer des disques, pour plusieurs labels, sous son nom, souvent plus proches du rhythm and blues, du funk ou de la pop que du jazz.

En août 1974, il est victime d’une rupture d'anévrisme et subit deux importantes opérations. Après six mois d’arrêt, il reprend une intense activité. Il est le directeur musical du film The Wiz pour le compte de la mythique maison de disques Motown. C'est sur le tournage qu'il rencontre le jeune Michael Jackson qui est à la recherche d'un nouveau producteur pour lancer sa carrière solo. Il produit ainsi en 1979 Off the Wall le cinquième album de Michael Jackson qui est un énorme succès commercial. En 1982, l'essai est transformé avec Thriller. Cet album est vendu à plus de 100 millions d'exemplaires et reste à ce jour l'album le plus vendu de tous les temps. Après un troisième album, Bad, Michael Jackson va « rompre » avec Quincy Jones, mais la fortune de ce dernier est définitivement assurée. Sa situation financière permet à Quincy Jones d'acheter les droits d’édition de compositions de nombreux musiciens (il possède actuellement les droits sur environ 1 600 titres). Elle lui permet aussi d'être, en 1985, coproducteur du film de Steven Spielberg La Couleur pourpre (The Color Purple). La même année, il est coorganisateur de l'enregistrement de We Are the World, titre « humanitaire » contre la famine en Éthiopie (1984-1985). En 1988, il remixe Blue Monday de New Order. Quincy Jones n'oublie pas pour autant le jazz. En 1991, par exemple, il dirige au festival de Montreux l'orchestre qui accompagne Miles Davis pour la reprise des arrangements écrits par Gil Evans. En 1993, Quincy Jones et David Salzman organisent le concert d'investiture du président Bill Clinton.

Jones et Salzman fondent la compagnie « QDE » (Quincy Jones/David Salzman Entertainment) qui produit aussi bien de la musique, des pièces de théâtre, des films, des émissions télévisées - dont Le Prince de Bel-Air (The Fresh Prince of Bel-Air) pour NBC-TV - et d'autres produits multimédias. QDE, dont Quincy Jones est le PDG, édite aussi le magazine Vibe. Quincy Jones fonde son propre label, Qwest Records. En 2001, Quincy Jones est fait Commandeur de la Légion d'honneur par Jacques Chirac. Malgré son âge, Quincy Jones est toujours aujourd’hui très actif, en particulier lors des Jeux olympiques.

Il est le père du compositeur Quincy Jones III.

Il est aussi le père de l'actrice Rashida Jones ainsi que de Kenya Julia Miambi Sarah Jones, fille née d'une brève union avec l'actrice Nastassja Kinski, fille de Klaus Kinski.


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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Dim 10 Aoû - 18:52

Concert:

https://www.youtube.com/watch?v=xl_TWGo3JMc


Dernière édition par Icare le Dim 24 Juil - 16:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Dim 10 Aoû - 19:39


J'ai écouté les 43 premières minutes de ce concert de Montreux en hommage à QUINCY JONES et je me régale!  Very Happy 
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Mer 13 Aoû - 19:28

J'ai désormais écouté le concert de Montreux en entier et ce fut un grand moment d'émotion pour moi. Il en est de même avec les albums que j'écoute les uns après les autres, surtout sa musique de film qui est particulièrement inspirée et ludique, comme le démontrent des B.O. telles que Walk Don't Run, Dollars, The Pawnbroker, The Deadly Affair ou encore celle qui demeure certainement la plus connue, aujourd'hui: Dans la chaleur de la nuit, sa meilleure performance aussi. Alors, pour ceux de ma génération et les plus anciens, qui ont suivi certaines séries américaines, il y a le fameux main title de L'Homme de fer (Ironside) qui ne démérita en rien, ou si peu, derrière ceux, aussi célèbres, d'un Lalo Schifrin ou d'un Henry Mancini. Il y a une fantaisie qui traverse joyeusement sa musique ainsi qu'un fort esprit ludique, une musique qui oscille adroitement entre légèreté et gravité, une musique profondément sérieuse qui donne l'impression de ne jamais se prendre au sérieux. Ce cycle consacré à ce formidable musicien m'éloigne de la forme classique qui m'est si chère pour une autre dimension qui, au fond, me procure un bonheur quasi-identique. Il y avait tellement longtemps que je m'étais soufflé dans l'oreille qu'il fallait que je m'offre un "Spécial Qincy Jones"; plonger, l'équivalent d'une petite semaine, dans l'univers si délicieux d'un créateur aussi ingénieux, exaltant et attachant que lui, m'offre une proximité avec sa musique pleine de joie et d'émotion.



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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Jeu 14 Aoû - 8:50

Sa musico-filmographie (Wikipedia)

1964 : Le Prêteur sur gages (The Pawnbrocker) de Sidney Lumet   
1965 : Mirage de Edward Dmytryk
1965 : Trente minutes de sursis (The Slender Thread) de Sydney Pollack
1966 : Rien ne sert de courir (Walk don't run) de Charles Walters   
1966 : M.15 demande protection (The Deadly Affair) de Sidney Lumet     
1967 : Dans la chaleur de la nuit (In the heat of the night) de Norman Jewison     
1967 : Banning de Ron Winston
1967 : De sang-froid (In cold blood) de Richard Brooks
1967 : L'homme de fer (Ironside) de Don Weis   
1968 : Maldonne pour un espion (A Dandy in aspict) de Anthony Mann
1968 : Jigsaw de James Goldstone
1968 : Mon homme (For love of Ivy) de Daniel Mann
1968 : Tous les héros sont morts (The Hell of heroes) de Joseph Sargent
1968 : Le crime est notre business (The Split) de Gordon Flemyng   
1969 : Of men and demons de John Hubley
1969 : L'Or de MacKenna (McKenna's gold) de J. Lee Thompson
1969 : L'Or se barre (The Italian job) de Peter Collinson
1969 : L'Homme perdu (The Lost man) de Robert Alan Aurthur
1969 : Bob et Carole et Ted et Alice (Bob & Carol & Ted & Alice) de Paul Mazursky
1969 : John et Mary (John and Mary) de Peter Yates
1969 : Fleur de Cactus (Cactus Flower) de Gene Saks
1970 : Mother de Don Joslyn
1970 : Last of the mobile hot shots de Sidney Lumet
1970 : Escapade à New York (The Out-of-towners) de Arthur Hiller
1970 : They call me Mister Tibbs ! de Gordon Douglas   
1971 : Bang bang de Andrea Tonacci
1971 : Brother John de James Goldstone
1971 : Le Dossier Anderson (The Anderson tapes) de Sidney Lumet
1971 : Honky de William A. Graham
1971 : Heist ($) de Richard Brooks
1972 : Dig de John Hubley
1972 : Les Quatre Malfrats (The Hot rock) de Peter Yates
1972 : Les flics ne dorment pas la nuit (The New centurions) de Richard Fleischer
1972 : Guet-apens (The Getaway) de Sam Peckinpah
1978 : The Wiz de Sidney Lumet
1985 : Lost in America de Albert Brooks
1985 : Match à deux (The Slugger's wife) de Hal Asby
1985 : La Couleur pourpre (The Color purple) de Steven Spielberg     
1985 : Listen up : the lifes of Quincy Jones de Ellen Weissbord     
2003 : Kill Bill de Quentin Tarantino (extraits de musiques préexistantes)
2005 : Réussir ou mourir (Get Rich or Die Tryin') de Jim Sheridan
2013 : Le Majordome (The Butler) de Lee Daniels
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Jeu 24 Sep - 22:37

Pas toujours si facile de placer un compositeur dans telle ou telle catégorie et Quincy Jones a bien autant sa place dans le domaine du jazz que dans celui de la musique de film. Ce soir, j'ai réécouté un bel album du célèbre compositeur américain, The Quintessence, un album certes pas très long qui environne les 31 minutes et constitué de huit morceaux que j'apprécie de plus en plus. Parmi les musiciens, il y a Eric Dixon, Frank Wess, Phil Woods, Oliver Nelson, Jerome Richardson, Bob Thiele, Patricia Bown, Freddie Hubbard.
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Jeu 16 Juin - 22:44


Ce soir, j'ai réécouté avec beaucoup de bonheur ce que Quincy Jones composa pour le film de Gordon Flemyng; The Split (1968).

Sinon voici un petit document sur le phénomène Qincy Jones:

https://www.youtube.com/watch?v=DxuYo11trTs
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Ven 17 Juin - 9:28

Merci pour cette présentation intéressante. Je me rends compte que je connaissais le nom de Quincy Jones sans savoir le lier à aucune musique et également que je connais beaucoup de ses musiques sans en connaître le compositeur, voila donc le lien qui est fait entre cette musique si originale et entraînante et son auteur. Ravie aussi de retrouver toute cette époque à partir des années '60 avec Sidney Poitier, Duke Ellington,Aretha Franklin, Count Basie et tant d'autres ; "We are the World", "Couleur pourpre", le "Bill Cosby Show" ...
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Ven 17 Juin - 22:42

Quincy Jones par Alain Tercinet:

Petite devinette: quel point commun entre Dizzy Gillespie, Frank Sinatra, Henri Salvador, Peggy Lee, Eddie Barclay et Sarah Vaughan? Réponse...avoir eu recours aux partitions signées Quincy Delight Jones, Jr. producteur, collectionneur de "Grammy Awards en tous genres, personnage public depuis qu'il joua le rôle de Pygmalion auprès de Michael Jackson, sujet unique du film "Listen Up", Quincy Jones en arriverait presque à faire oublier l'étendue et la qualité d'une oeuvre personnelle entamée au début des années 50. Déjà arrangeur, bientôt chef d'orchestre, encore trompettiste (ce qui lui valut de côtoyer Clifford Brown dans l'orchestre de Lionel Hampton), Quincy était , selon ses propres termes, l'un de ceux pour qui "Charlie Parker et Miles Davis firent office de Rolling Stone et de Beattles". Difficile d'ailleurs de ne pas prendre comme un hommage à Bird the Gypsy (B. Reid) tout au long duquel l'altiste Phil Woods salue son maître.

Mais Quincy Jones n'a que faire de la nostalgie. C'est la culture afro-américaine dans sa globalité, passé et présent, qu'il entend embrasser. Une ambition à la hauteur des ressources de cet ancien élève de Nadia Boulanger. le solo de basse fredonnante exécuté, sur fond de tambourin, par Major Holley au cours de Hummin' (N. Adderley) renvoie au gospel, tout comme Soul Serenade (Ousley/Dixon) prend en compte la musique populaire noire du moment. A Change of Pace (Arnold/Q. Jones) et The Witching Hour (Q. Jones) , avec leur swing inéxorable, saluent Count Basie alors que Rack' em Up (Q. Jones) use sans vergogne d'un boogie woogie légèrement décalé. Et c'est le blues bien sûr, toujours le blues...Semblable oecuménisme, chez Quincy, se double d'un prodigieux appétit pour la cuisine des sonorités qu'il marie, oppose, juxtapose avec une science de maître queux: flûte contre cuivres dans Soul Bossa Nova (Q. Jones) ou Ghana (E. Wilkins), guitare de Jim Hall s'infiltrant subrepticement au travers de la masse orchestrale de The Witching Hour, harmonica de Toots Thielemans utilisé avec une rare pertinence dans Brown Ballad (R. Brown), brèves mais indispensables émergences des timbres du marimba, de la clarinette basse ou des claviers électroniques.

De la somptuosité de Jive Samba (N. Adderley) à la simplicité de The Naked Truth (Q. Jones), de la tension dramatique de Death Scene (Q. Jones), avec son tempo doublé joué à la batterie, au tableau impressionniste de Dreamsville (H. Mancini) en passant par l'insidieuse mélancolie de Soldier in the Rain (H. Mancini), installée par un harmonica et un piano égrenant ses notes à la façon d'une pluie lente et obstinée, autant d'univers dans lesquels Quincy Jones plonge son auditeur sans coup férir. Il y a de la sorcellerie là-dessous....
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Ven 17 Juin - 22:58


Une mélodie d'une douce mélancolie signée Henri Mancini et délicieusement arrangée par Quincy Jones. L'harmoniciste et le siffleur n'est autre que le grand Toots Thielemans:

https://www.youtube.com/watch?v=rcrAhQgNPQU


C'est le genre de tube inusable qui me fait fondre à chaque écoute, comme si elle me correspondait à la perfection; entre nonchalance et mélancolie avec une pincée de nostalgie.
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Lun 20 Juin - 22:39


Ce soir, ce fut la réécoute de deux B.O. que je classe parmi ses toutes meilleures aux côtés du mythique Dans la chaleur de la nuit; il s'agit d'abord de The Pawnbroker - Le Prêteur sur Gages (1964) avec Rod Steiger, puis de The deadly Affair - M15 demande Protection (1966) avec James Mason et Simone Signoret, deux films de Sidney Lumet mis admirablement en musique par le grand Quincy. Le thème principal de The Pawnbroker est interprété par Sarah Vaughan et celui de The deadly Affair par Gilberto Astrud. Si la première B.O. contient plusieurs thèmes différents, tous de qualité, la seconde est quasiment un score monothématique. Cependant, le thème est tellement magnifique et les déclinaisons tellement réussies, que la répétition passe comme une lettre à la poste.
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Dim 24 Juil - 19:00

Le jazz et Quincy Jones, c'est une association qui me tiendra toujours à coeur. D'ailleurs un coffret d'anthologie va bientôt paraître de son oeuvre, un achat inévitable pour moi qui attend, entre autres perles, une édition complète de la musique si ingénieuse qu'il composa pour le film De Sang froid. Sinon, c'est avec un grand A que j'apprécie l'arrangement (jazz) qu'il a réalisé d'"Exodus" d'Ernest Gold et aussi du "Watermelon man" d'Herbie Hancock. Ce qui a titillé et que je n'avais pas remarqué sur mon disque "100 ans de jazz", en conclusion de celui-ci, c'est qu'il a "jazzifié" un extrait du ballet "Ondine" du grand Hans Werner Henze, ballet que je connais et apprécie d'ailleurs en entier, Henze étant le compositeur allemand dont j'ai le plus de cd. Il faudra, à l'occasion, que je réécoute cette musique de ballet car je n'ai pas reconnu le thème en question. Ca m'intrigue. Eh oui, une musique conduit toujours à une autre musique. Very Happy
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Dim 24 Juil - 21:10

Citation :
Une mélodie d'une douce mélancolie signée Henri Mancini et délicieusement arrangée par Quincy Jones. L'harmoniciste et le siffleur n'est autre que le grand Toots Thielemans:

Toots, un peu le grand-père ambassadeur de tous les bruxellois, le jazz qu'il joue est un jazz que je comprends, que j'aime. Belle association que ces trois talents


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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Ven 16 Déc - 12:21

Ce matin, je me suis fait un album dans la série A&M Gold Series et il y avait, entre autres, ce morceau Killer Joe que j'ai toujours adoré; sa nonchalance, son élégance...Il est crédité à Benny Golson et est arrangé ici par Quincy Jones, comme sur mon cd...


https://www.youtube.com/watch?v=9YP5xqQWJuQ
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Sam 17 Déc - 20:41


Ayant achevé la première partie de mon grand cycle autour du violoncelle et me lançant dans une toute autre aventure autour de Quincy Jones et Terence Blanchard, j'ai déjà écouté les deux premiers cd du coffret The Cinema of Quincy Jones. Le premier contient onze extraits de The Pawnbroker (1964) et dix extraits de The Slender Thread (1965) alors que le second se compose de onze extraits de Mirage (1965) et douze de The Deadly Affair (1966). On peut effectivement parler d'un talent qui déborde de toutes parts, avec cette prédilection pour le mélange des genres et les combinaisons instrumentales atypiques, le tout dans un élan de créativité hors du commun. C'est particulièrement vrai dans certains passages de Mirage et de The Slender Thread qui m'étaient jusque là totalement inédits. C'est vrai qu'un autre de ses talents était de savoir s'entourer de musiciens exceptionnels tel que l'harmoniciste, guitariste et siffleur Toots Thielemans, le meilleur spécialiste américain du synthétiseur de cette époque; Paul Beaver, ou encore ce merveilleux joueur de mellophone et pratiquant du "Human Beat Box" que fut Don Elliott. Biensûr, sa musique peut aussi s'orienter vers un jazz plus "classique" comme le "Preludium" de The Slender Thread ou vers un moment vocal plus rétro comme celui qui ouvre la B.O. de Mirage, mais force est de reconnaître que le charme opère de toutes les manières, même lorsqu'il se laisse aller à un lyrisme exacerbé comme sur le final de la même B.O.. The Pawnbroker est un coup de maître que je connaissais déjà en partie, et The Deadly Affair, une partition quasi-monothématique qui confirme haut la main ses grands talents de mélodiste et d'arrangeur inventif qu'il fut. Vivement la suite!
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Mer 21 Déc - 22:59


Petit entretien:

https://www.youtube.com/watch?v=naBl3Q3VAaU
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Jeu 22 Déc - 9:53

Merci pour cette tranche de vie émouvante, je retiens : faire tomber les murs, décloisonner...
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Jeu 22 Déc - 12:21

laudec a écrit:
Merci pour cette tranche de vie émouvante, je retiens : faire tomber les murs, décloisonner...

Pour en savoir plus sur sa vie...Ce qu'un piano qui a croisé sa route de petite délinquance a pu faire...Je ne suis pas très fan d'Ardisson, mais l'entretien est bien fait:

https://www.youtube.com/watch?v=eNduEjjl_Uk
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Jeu 22 Déc - 12:58

Fabuleux destin que celui de Quincy Shocked
En quelque sorte sauvé par la musique dont il dit : "Chaque note comblait mes vides intérieurs" Pas étonnant que cette musique vienne toucher tant de cœurs et d'âmes
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Jeu 22 Déc - 22:57

laudec a écrit:
Merci pour cette tranche de vie émouvante, je retiens : faire tomber les murs, décloisonner...

Faire tomber les murs, décloisonner...Pour ma part, je me suis toujours considéré comme citoyen du monde, même avant de me considérer comme citoyen français. Je n'ai jamais eu de mal à écouter et apprécier les musiques traditionnelles de différentes régions du monde. Je sais que très jeune, je m'étais procuré deux cassettes de musique traditionnelle japonaise, à base de biwa solo et de chants. Des amis s'étonnaient que je puisse trouver un intérêt à ce type de sons si éloignés de ce à quoi notre oreille occidentale est conditionnée. Je sais que pour moi l'intérêt fut immédiat, tout comme pour la musique indienne, chinoise, noire-africaine ou arabe...Ces musiques me touchaient naturellement, comme si je les connaissais depuis toujours, un comble pour quelqu'un qui a vécu toute son enfance dans une famille qui n'aimait pas la musique et n'en écoutait jamais....C'était une manière, presque exclusivement musicale, d'effleurer toutes les cultures du monde...je dis "presque" car avec le cinéma ce fut un peu la même chose. Jeune, je ne focalisais pas sur les grosses productions hollywoodiennes, les films du monde entier pouvaient m'intéresser tout autant. J'adorais le cinéma asiatique, égyptien et polonais. La musique de film qui est alors un mélange plus ou moins savant des genres ne pouvait que s'imposer définitivement comme une évidence, et plus encore des compositeurs de la trempe de Quincy Jones et Lalo Schifrin qui ont forgé leur art tout en détruisant les murs et les cloisons qui isolent les différents genres musicaux afin de les faire fusionner dans des formes expressives inédites et souvent inventives. Je viens d'ailleurs de me remettre entre les oreilles une savoureuse partition de Quincy Jones pour le film The Split. Je ne pourrais pas écouter que du "Classique", comme je ne pourrais pas écouter que du jazz ou que de la musique de film, ou que de la musique du monde. Quincy Jones est de ces créateurs privilégiés qui symbolisent chez moi ce caractère itinérant et aventurier. Comme je l'ai dit en début de mon commentaire, je suis citoyen du monde avant d'être citoyen français, et mon univers musical est la réponse émotionnelle à ce sentiment profond. Les frontières, je les survole. N'oubliez pas que j'ai des ailes...Je suis Icare! Laughing
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Sam 24 Déc - 18:32

La suite de mon coffret autour de la musique de film de Quincy Jones, ce fut In the Heat of the Night (1967), toujours avec les prouesses vocales de Don Elliott et avec cette fameuse flûte parlante qui crache les mots d'une langue inédite, la partition-phare de sa carrière musico-cinématographique, Truman Capote's in Cold Blood (1967), la B.O. parmi les inédites dont j'attendais le plus. Je n'ai pas été déçu, mais, même si Quincy Jones la considère comme étant son meilleur effort pour le cinéma, je pense nourrir une préférence pour Mirage. Néanmoins, il s'agit d'une première approche et tout peut encore évoluer. Ensuite, on touche un aspect plus "léger" et insouciant avec Walk Don't Run (1966) que je connaissais déjà et qui offre une belle prestation au talent multi-instrumentiste de Toots Thielemans, employant là aussi les effets vocaux de Don Elliott: c'est une musique qui procure du soleil et de la joie et l'inédit The Italian Job qui suit ne démonte pas cette atmosphère optimiste et ce sens inné de la fantaisie qui marque au fer rouge le style inimitable de Quincy Jones. Le cinquième volet me présente deux autres inédits; The Lost Man (1969) et John & Mary (1969). Ce qui est formidable c'est que le compositeur me satisfait autant par ses chansons que par ses instrumentaux. Par exemple, "Maybe Tomorrow" par Evie Sands (John & Mary) est une chanson-titre qui m'enchante, puis, concernant les instrumentaux, il y a toujours ces combinaisons sonores qui font mouche, comme si, chez lui, c'était inné, un processus créatif qui ne lui demandait aucun effort. Biensûr, de prochaines écoutes attentives aiguiseront mes impressions. Le sixième disque est une compilation de morceaux choisis avec peu d'inédits pour moi. parmi ceux-ci, ce fut surtout des chansons qui m'ont charmé, je pense notamment à "The Time for Love is Anythime" par Sarah Vaughan et à "Many Rains Ago" par Letta Mbulu. Puis, ce fut l'immense plaisir de retrouver "Miss Celie's Blues - Sister" par Tata Vega ( La Couleur Pourpre), l'une de mes chansons de chevet, pas seulement chez Quincy Jones.  Ce coffret est mon grand bonheur (mon Graal) de cette fin d'année dans le domaine de la musique de film. Il n'y en a pas d'autre. Very Happy
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MessageSujet: Re: Quincy JONES   Ven 10 Mar - 22:14

Ce soir, à l'occasion de mon cycle "Voyage", j'ai écouté pour la première fois Back on the Block. Back on the Block est un album produit par Quincy Jones et sorti en 1989. De nombreux chanteurs et musiciens célèbres participent à cet album, notamment Ella Fitzgerald, Miles Davis, Ice-T, Big Daddy Kane, Sarah Vaughan, Dizzy Gillespie, George Benson, Luther Vandross, Dionne Warwick, Barry White, Chaka Khan, Take 6, Bobby McFerrin, Al Jarreau et Ray Charles. À la 33e cérémonie des Grammy Awards, Back on the Block reçut sept Grammy Awards, dont le Grammy Award de l'album de l'année. C'est assez éloigné de sa musique de film, cependant, on y trouve beaucoup d'inventivité et de fantaisie. Au début, peu habitué à ce type de grooves et de rythmes, avec des sons électroniques parfois prépondérants, je n'étais pas sûr de ne pas me lasser avant la fin. C'est finalement le contraire qui s'est produit. Plutôt circonspect sur les premiers titres, je deviens de plus en plus perméable au fur et à mesure que j'avance dans l'album. Il y a même quelques titres que j'ai adoré. Si je préfère sa musique de film et ses incursions dans le jazz, je suis content d'avoir risqué ce disque car sa période rhythm and blues,funk et pop est celle que je connaissais le moins jusque là.
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